Mercredi 11 février

Compréhension écrite

Découverte du Train des Pignes
On le prend à Nice, à la Gare de Provence, tout près de la Place Général de Gaulle, autrement dite “La Libé”, où trône, en attendant d’être rénovée, l’ex- “Gare du Sud”, des Chemins de fer de Provence.

C’est une ligne de chemin de fer, terminée en 1911, à voie métrique (l’écartement des rails n’est pas le même que sur les voies ferrées classiques), à voie unique, longue de 151 km, reliant Nice à la ville thermale de Digne Les Bains. Du fait d’un  relief accidenté, elle comporte de nombreux ponts, viaducs et tunnels.

Comme le précise Wikipedia, “La ligne assure un service de transport de colis et de voyageurs : interurbain, entre Nice et Digne, avec correspondance à Thorame-Haute pour le Val d’Allos en période de ski ; ce service a une forte coloration touristique, un service urbain entre la gare de Nice-CP et Plan-du-Var, des trains à vapeur en saison d’été entre Puget-Théniers et Annot (tractés par une machine classée monument historique)”, avec “Quatre allers-retours quotidiens entre Nice et Digne-les-Bains (durée moyenne du trajet : 3h20), quinze arrêts réguliers sur la ligne” et “quarante-huit arrêts facultatifs”.

La ligne, qui a transporté, en 2006, près de 500 000 personnes, propose 17 arrêts possibles au départ de sentiers de randonnée.

Le qualificatif de “Train des Pignes” (les pignes étant les pommes de pins) provient d’une légende : étant un jour à court de charbon pour faire avancer la locomotive, les “chauffeurs” ramassèrent des pommes de pins sur les bords de la voie ferrée pour servir de combustible. Pour d’autres, ce nom lui vient de sa vitesse très lente permettant aux voyageurs de descendre et remonter en marche en ayant ramassé les pommes de pins qui bordent la voie. Actuellement, la ligne est assurée par des motrices diesel mais met en service, en été, une antique locomotive à vapeur.

Comme le disait un article récent du journal Le Monde, le voyage offre un “défilé ininterrompu de cours d’eau et de montagnes striées. Il longe le Var, puis la Vaïre, les gorges du Verdon, l’Asse. À une vitesse moyenne de 60 km/h, le train relie Nice à Digne en 3 heures 30. Il procure un bol de fraîcheur aux citadins en mal de verdure, amène les randonneurs au départ des sentiers, offre aux voyageurs des paysages somptueux sans quitter sa banquette”.

Ce train reste indispensable pour les habitants des petits villages qu’il dessert et, en été, il offre aux touristes l’occasion d’une superbe balade, des palmiers de la Côte d’Azur aux pins et châtaigners de la moyenne montagne. En hiver, passez en 2 heures, du soleil à la neige et, en été, replongez dans le temps avec une locomotive à vapeur, un voyage en wagon découvert..

Tous renseignements sur le site des Chemins de fer de Provence et, vous trouverez, là, une pittoresque photothèque.

Article proposé par Jean-François AUVERGNE

Chaque paragraphe vous propose différentes informations à propos du Train des Pignes, trouvez-les !
- Paysages, itinéraires, vitesse et avantages.
- Légendes à propos du nom "Train des pignes".
- Site et photothèque.
- Type de ligne de chemin de fer.
- Quels services pour quel public ?
- Fréquentation et arrêts sur la ligne.
- La gare de Provence à Nice.
- Le public et les saisons.

Choisissez la bonne réponse.
À Nice, on prend le train des Pignes :
-
avec au total 15 arrêts.
- en locomotive à vapeur,considérée comme un monument historique, toute l'année. 
- en train diesel et l'été en locomotive à vapeur aussi.
Selon la légende,
- les passagers descendaient du train pour ramasser le combustible : les pommes de pins.
- les pommes de pins servaient de remplacement au charbon quand celui-ci manquait.
- le combustible utilisé dans les machines à vapeur était toujours les pommes de pins.
Le paysage change au fur et à mesure pendant le voyage :
- on laisse les randonneurs à leur point de départ, mais ils ne quittent pas leur banquette.
- qui dure 3h30 mn à une vitesse d'à peu près 60 km/h.
- qui dure 3h30 et l'on voit surtout des cours d'eau et des paysages urbains.
Le train est utilisé par :
- les touristes en été qui passent en deux heures du soleil à la neige et aux habitants des petits villages qui voyagent toute l'année en wagon découvert.
- des touristes, surtout en été, mais aussi par les habitants des petits villages pendant l'année.
- les habitants seulement et toute l'année on voyage en wagon découvert.
 
Le passif
Le passif est une transformation qui sert à :
- mettre en valeur le sujet du verbe au passif en le plaçant au début de la phrase.
- à remplacer le pronom indéfini "on".

Le passif s'exprime de plusieurs manières :
  • être + participe passé
C'est la construction la plus courante pour les verbes à construction directe.
Les programmes vont être présentés par les candidats. (futur proche)
Le Président a été élu au premier tour. (passé composé)
La loi sera appliquée quand le décret aura été promulgué. (futur / futur antérieur)

C'est le temps du verbe être qui indique le temps du verbe au passif.
L'acteur introduit par "par" n'est pas toujours nécessaire.
  • la forme pronominale
Cette construction s'utilise avec un sujet non animé et si le verbe a une construction directe.
La ville s'est beaucoup transformée.
(= La ville a été beaucoup transformée.)
Ce type de matériau s'utilise de plus en plus.
(= Ce type de matériau est de plus en plus utilisé.)
  • se faire + infinitif présent
Cette construction peut exprimer un acte volontaire ou involontaire.
Il s'est fait élire par intérêt personnel.
(acte volontaire)
Je me suis fait expliquer le chemin.
(acte volontaire)
Je me suis fait contredire en réunion.
(acte involontaire)
Nous nous sommes fait accuser de vol.
(acte involontaire)
  • se laisser + infinitif présent
À la forme affirmative, cette construction insiste sur la passivité du sujet.
À la forme négative, elle implique au contraire une résistance du sujet.
Elle se laisse convaincre facilement. 
(= Elle n'offre pas beaucoup de résistance.)
Il ne s'est pas laissé perturber par le bruit.
(= Le bruit ne l'a pas dérangé, il a continué son activité.)

ATTENTION !
L'expression "se laisser dire" a un sens particulier.
Je me suis laissé dire que tout allait dire.
(= On m'a dit que...)
  • se voir + infinitif présent
Il s'est vu imposer un horaire difficile.
(= On lui a imposé...)
Se voir peut être suivi d'un adjectif et être alors un synonyme de être.
Tous les jours, je me vois contrainte d'expliquer les mêmes choses.
(= Je suis contrainte de...)
  • s'entendre + infinitif présent
S'entendre est généralement suivi d'un verbe déclaratif (dire, critiquer, répondre...).
Elles se sont entendu dire qu'elles étaient incompétentes.
(= On leur a dit qu'elles...)

Remarque :
La construction pronominale permet souvent de ne pas exprimer le complément d'agent. Mais ce dernier peut être présent.
Il s'est fait gronder (par ses parents).

ATTENTION !
Si les verbes se faire, se laisser, se voir et s'entendre sont conjugués à un temps composé, le participe présent est généralement invariable.
  
Exercices
Mettez les phrases suivantes au passif comme dans l'exemple.
C'est l'architecte Jean Nouvel qui a conçu le musée du Quai Branly.
-> Le musée du Quai Branly a été conçu par l'architecte Jean Nouvel.

1. On a livré le bâtiment prêt à accueillir les oeuvres pendant l'été 2005.
2. C'est Jacques Chirac qui avait annoncé ce projet de création d'un nouveau musée dès son arrivée à la tête de l'État en 1995.
3. L'annonce de ce projet avait déclenché une grève parmi les collaborateurs du musée de l'Homme.
4. Jacques Chirac inaugura ce musée le 20 juin 2006 en présence de ses principaux ministres. 

Transformez les phrases en utilisant la forme pronominale à sens passif.
On vend des maisons préfabriquées comme des petits pains.
-> Les maisons préfabriquées se vendent comme des petits pains.

1. On finit toujours les réunions par des discussions enflammées avec le constructeur.
2. On avait souvent vu ce genre de cas en architecture.
3. On emploiera de moins en moins ce matériau dans la construction.
4. On utilisait déjà ce procédé dans les années 60.
5. On a beaucoup transformé les normes de sécurité.
6. On a achevé les travaux il y a trois ans. 

Complétez les répliques en utilisant les verbes pronominaux de sens passif suivants.
se faire - se laisser - se voir - s'entendre
- C'est toi qui as repeint ton appart tout seul ?
- Non, je me suis fait aider par un ami.   

1. - Alors, tes parents ont fini par l'acheter cet appartement ?
- Oui, ils ... convaincre.
2. - Tu as parlé de notre projet ?
- Oui, et je ... dire que les tours n'étaient plus à la mode. 
3. - Figure-toi que je viens de ... insulter par mes voisins !
- Pas possible !
4. -  Pourquoi es-tu si furieux contre ton propriétaire ?
- Je ... imposer une augmentation de 10% de mon loyer !

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